Médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes…
C’est un fait. La Haute-Normandie souffre d’un déficit chronique en professionnels de santé qui justifie le déploiement d’une politique volontariste et pragmatique pour attirer et fixer de nouvelles recrues.
Pour 2011 et jusqu’en 2015, la Haute-Normandie va solliciter 120 places d’internat par an en médecine générale (contre 73 en 2010) et 17 postes en psychiatrie (versus 14). Commentaire de Bruno Anquetil, directeur du département Qualité et appui à la performance : «Pour les cinq ans qui viennent, cela devrait nous permettre de compenser les départs en retraite programmés dans ces deux spécialités. L’ouverture des maquettes de formation aux établissements privés, prévue dans la loi HPST, constitue aussi une perspective positive». L’effort est également soutenu pour le post-internat : l’ARS demande un renforcement du nombre de postes d’assistants spécialistes (57 contre 25 en 2010)…
Par ailleurs, les contrats d’engagement de service public s’adressant aux étudiants (D3-D4) et aux internes, initiés en 2010, sont reconduits. En contrepartie d’une bourse d’études (1 200 € brut/mois), les bénéficiaires s’engagent à s’installer, à l’issue de leurs études, sur des postes dits «prioritaires». Une cinquantaine de jeunes devraient en bénéficier sur 3 ans.
Enfin, les métiers de la rééducation, en tension dans notre région, ne sont pas oubliés : augmentation demandée du nombre de places en kinésithérapie (de 45 à 65 / 20 places supplémentaires programmées), projet de création de places de formation d’ergothérapeutes et de psychomotriciens (2 x 20 places)…
Toutes les mesures mises en œuvre pour favoriser la démographie des professionnels de santé s’appuient sur un diagnostic partagé avec l’ensemble des acteurs concernés - URPS, Conseils de l’Ordre, fédérations hospitalières (FHF, FHP, FEHAP), Région, Faculté de médecine-pharmacie, instituts de formation des professions non médicales, représentants des étudiants... - et le Comité régional de l’Observatoire national des professionnels de santé qui constitue, en l’occurrence, une vraie force de proposition.